Le dernier recensement général de la population RGPH-5 2023 de l’Agence Nationale de la Statistique et de la Démographie (ANSD) a gravé dans le marbre une réalité que le politique ne peut plus ignorer : avec 75 % de la population âgée de moins de 35 ans, le Sénégal n’est pas seulement un pays de jeunes, il est, structurellement, sa jeunesse.
Pourtant, ce poids démographique massif s’est longtemps heurté à un paradoxe tenace : une présence écrasante dans les chiffres et une absence persistante dans les arbitrages. C’est ce paradoxe que le président Bassirou Diomaye Faye a lui-même nommé lors de l’ouverture de la Semaine nationale de la jeunesse 2026 à Thiès, en reconnaissant que « trop souvent, la jeunesse est évoquée, sans être véritablement associée aux décisions. Cela doit évoluer ».
La création du Conseil consultatif des Jeunes du Sénégal (CCJS), actée par le décret n° 2025-1962 du 5 décembre 2025 publié au Journal Officiel de la République du Sénégal (samedi 17 janvier 2026, n° 7876), constitue la réponse institutionnelle à ce constat. Son installation est prévue au plus tard fin juin 2026. Lors du Conseil des ministres du 1er avril 2026, le chef de l’État a demandé au Ministre de la Jeunesse et des Sports de préparer cette installation, qu’il présidera lui-même.
Mais une réponse institutionnelle n’est pas, par nature, une solution. Entre la promesse du décret et l’efficacité réelle du Conseil, il y a un espace que la neutralité active nous oblige à explorer avec rigueur.
L’héritage encombrant du Conseil national de la Jeunesse du Sénégal
Pour comprendre ce que le Conseil consultatif des Jeunes du Sénégal (CCJS) est censé changer, il faut d’abord comprendre ce qu’il remplace.
Le Conseil national de la jeunesse du Sénégal (CNJS) a une histoire longue. Né en 1954 sous la forme d’un conseil de jeunesse comptant 120 associations dont le credo était l’affirmation de l’identité noire, il a traversé l’indépendance, le monopartisme, les alternances politiques. C’est le 25 novembre 1994 qu’un récépissé de reconnaissance officielle lui sera délivré, consacrant sa forme associative de droit privé. À son apogée, il rassemble 17 000 associations et mouvements nationaux de jeunesse, présents dans toutes les collectivités territoriales du Sénégal.
Cette envergure est réelle et elle repose sur un travail concret. Au fil des années, le CNJS a coordonné des programmes de sensibilisation, produit un Guide de la jeunesse, animé l’Académie de la jeunesse, organisé un Grand forum national, représenté la jeunesse sénégalaise dans des instances internationales et conduit des actions de développement communautaire dans les régions. En 2016, il a élargi son périmètre aux élèves des collèges et lycées, puis aux amicales universitaires. Jusqu’en 2025, ses équipes participaient encore aux concours régionaux Teranga Skills et aux camps africains de reboisement.
Ces réalisations n’ont cependant pas suffi à prévenir l’essoufflement. Le Conseil national de la Jeunesse du Sénégal indique avoir conduit en 2023 une mission indépendante de diagnostic organisationnel, avec des enquêtes sur le terrain, une revue documentaire et des consultations des parties prenantes. Cette étude avait produit un rapport, non disponible en ligne mais qui avait été restitué lors d’ateliers avec les acteurs institutionnels et associatifs.
Plusieurs dysfonctionnements structurels avaient été relevés : non-respect des dispositions statutaires, cadre juridique inadapté ou encore lourdeur organisationnelle. La politisation du Conseil national de la Jeunesse du Sénégal était régulièrement dénoncée parce que l’instance est perçue comme un instrument de mobilisation électorale plutôt qu’un organe de défense des intérêts de la jeunesse. Sa structure d’ailleurs en faisait un espace réservé puisque seuls les jeunes organisés en associations reconnues pouvaient y accéder, laissant de côté l’immense majorité des jeunes sénégalais non affiliés, ceux du secteur informel, des zones rurales ou de la diaspora.
C’est sur ce constat que repose la réforme. Sauf que la manière dont elle s’opère mérite d’être interrogée.
L’article 17 du décret 2025-1962 abroge et remplace toutes les dispositions antérieures contraires. En une seule ligne, sans le nommer, sans bilan public de ses trente ans de fonctionnement officiel, le CNJS n’est plus. Cette transition nette, juridiquement propre et politiquement commode, soulève une question que la démocratie citoyenne doit poser : est-ce une rupture assumée après diagnostic, ou une manière de changer d’équipe dirigeante sans passer par l’étape, parfois douloureuse, d’une reddition de comptes publique ?
L’on pourra toujours nous rétorquer que le mécanisme est passé d’une association de droit privé à une instance administrative. Cela est une vérité et l’évolution déterminante parce qu’elle institutionnalise et ouvre au Conseil de réelles perspectives de financement et de partenariat. Il reste que les habitudes sont tenaces et les mêmes pratiques qui ont plombé le Conseil national de la Jeunesse du Sénégal pourraient perdurer si une véritable analyse structurelle ou fonctionnelle n’a lieu.
Ce que le décret change vraiment
Le décret 2025-1962 est un texte court, 18 articles, mais sa portée est réelle. Le changement le plus significatif n’est pas dans les missions assignées au Conseil consultatif des Jeunes du Sénégal, qui ressemblent à celles que le CNJS revendiquait déjà sur le papier. Il est dans le mode de sélection de ses membres et dans l’ambition d’une représentativité réelle.
Le Conseil consultatif des Jeunes du Sénégal se compose de quarante-sept (47) conseillers:
- Vingt-huit (28) sont des conseillers régionaux, élus par leurs pairs avec une parité stricte (quatorze garçons et quatorze filles) inscrite dans le texte.
- Quatorze (14) représentent les organisations nationales de jeunesse : huit organisations à vocation nationale, un représentant de l’enseignement supérieur, un de la formation professionnelle et technique, deux du secteur informel, un des centrales syndicales les plus représentatives, un de la fédération nationale des personnes handicapées, un conseiller représente la diaspora.
- Cinq (5) jeunes sont désignés par appel à candidatures selon leurs compétences et expertises.
Au niveau territorial, le maillage est précis : deux conseillers par commune, deux par département, deux par région.
Ce qui frappe dans cette composition, c’est la volonté explicite de capter le Sénégal dans sa diversité réelle et pas seulement dans sa diversité formelle. Intégrer le secteur informel, c’est reconnaître que la quasi-totalité des jeunes sénégalais y évoluent, selon les données Afrobarometer publiées en 2025. Intégrer la diaspora, c’est reconnaître que l’émigration, envisagée par six jeunes sur dix, est une réalité sociale. Intégrer les personnes handicapées et garantir la parité, c’est poser comme principe que la représentativité ne se décrète pas par la taille, mais par l’inclusion.
Le Bureau exécutif du Conseil consultatif des Jeunes du Sénégal travaille sous la direction d’un Président élu par le collège national. Il doit être âgé de 35 ans au plus à la date de son élection. C’est donc un jeune qui dirigera l’instance, pas un adulte qui parlera en son nom. Ce détail n’est pas anodin. Il tranche avec la logique du CNJS où la direction pouvait s’éterniser, comme en témoigne l’expiration du mandat du Bureau exécutif national dès 2019 sans renouvellement pendant des années.
Le Secrétaire permanent, nommé par arrêté ministériel parmi les agents de l’État de la hiérarchie A ou assimilée avec au moins cinq ans d’expérience, agit sous l’autorité du Président du CCJS. Ce positionnement est une garantie formelle : l’administration soutient l’élu des jeunes, elle ne le supervise pas.
Le paradoxe sociologique : quand la démographie ne suffit pas
Il serait réducteur de ne voir dans la question de la participation des jeunes qu’un problème d’architecture institutionnelle. Derrière le décret, il y a une réalité sociale plus profonde et plus résistante. Dans nos sociétés, la parole du jeune ne pèse pas du même poids que celle de l’adulte. Dans la famille, à la mosquée, dans le conseil de quartier ou dans la hiérarchie administrative, le jeune est défini par ce qu’il n’est pas encore.
Chez nous, un jeune n’est pas assez expérimenté, un jeune n’est pas assez responsable, un jeune n’est pas toujours propriétaire de sa parole. Cette logique a une cohérence interne : une logique de transmission des savoirs, une logique de garant de la cohésion et de la continuité. La logique n’est pas toujours dénuée de sens mais elle produit un effet précis dans l’espace institutionnel, c’est que la parole du jeune n’a de valeur que si un adulte la valide ou la porte.
Un décret peut créer une instance. Il ne peut pas décréter que l’avis d’un conseiller de 22 ans pèse autant que celui d’un directeur de 55 ans dans un ministère et lors d’une réunion de travail. Le Conseil consultatif des Jeunes du Sénégal va produire des avis et des recommandations qui arriveront sur les bureaux de fonctionnaires formés dans une culture administrative où la hiérarchie de l’âge est profondément intégrée.
Le risque n’est pas le rejet brutal, plutôt une politesse condescendante : on écoute, on remercie et on range. C’est ce que nous appelons le syndrome du petit frère c’est-à-dire la tentation, pour les jeunes conseillers, d’ajuster leur parole au registre attendu par l’administration tutélaire, d’autocensurer les positions inconfortables, de ne pas paraître ingrats envers ceux qui leur ont offert ce cadre.
Ce syndrome, aujourd’hui présent, ne se combat pas par décret mais par la qualité des avis produits, par le courage des positions prises et par la visibilité publique donnée aux recommandations. La publicité des avis et recommandations pour que l’opinion puisse juger si elles sont entendues ou ignorées.
Cette fragilité est d’autant plus réelle que le contexte socioéconomique des jeunes sénégalais n’est pas celui de jeunes qui peuvent se permettre des positions symboliques. Comme nous l’avons documenté dans notre article sur la Semaine nationale de la jeunesse 2026, en s’appuyant sur la dépêche Afrobarometer de juin 2025 : environ 40 % des jeunes ne sont ni aux études, ni employés, ni en formation ; quatre sur dix sont sans emploi et en recherche active, avec un chômage qui touche davantage les jeunes femmes (45,4 %) que les jeunes hommes (12,2 %) ; et six sur dix ont envisagé l’émigration pour des raisons économiques. Cette génération a besoin de résultats concrets, pas de participation symbolique.
L’ancrage institutionnel, la fragilité structurelle
Le CCJS a une vocation nationale et une mission transversale. Il émettra des avis sur toutes les politiques publiques concernant les jeunes, notamment en lien avec l’éducation, l’emploi, l’agriculture, la santé, le numérique ou encore la justice. Son ancrage institutionnel est cependant sectoriel.
L’article 18 du décret désigne deux ministères chargés de l’exécution : le Ministère des Finances et du Budget et le Ministère de la Jeunesse et des Sports. Le Secrétaire permanent est nommé par arrêté du Ministre de la Jeunesse. Les modalités électorales sont fixées par le même Ministre. Le CCJS est donc administrativement, budgétairement et procéduralement rattaché au Ministère de la Jeunesse.
Ce choix a une logique. Il ancre l’instance dans le ministère le plus directement concerné par ses travaux mais il crée aussi une tension avec l’ambition transversale du Conseil. Comment un organe rattaché à un seul ministère portera-t-il ses recommandations devant le Ministère des Finances lors d’une discussion budgétaire ? Comment ses avis sur la réforme de l’enseignement technique atteindront-ils le Ministère de l’Éducation ou de la Formation professionnelle avec le même poids qu’une note interne ? Le décret ne prévoit aucun mécanisme de transmission directe vers les autres ministères ni aucune obligation pour le gouvernement de répondre aux avis du CCJS, encore moins de passerelle institutionnelle vers la Primature ou la Présidence.
Un rattachement à la Primature aurait par exemple offert une autorité politique plus en phase avec les ambitions transversales du Conseil. Ce n’est pas le choix qui a été fait. L’efficacité transversale du CCJS dépendra donc non pas du décret, mais du poids politique du Ministre de la Jeunesse en poste à chaque moment, une variable qui change(ra) à chaque remaniement.
La leçon du CESE et du HCCT : la consultation invisible ne résiste à rien
Le sort du Conseil économique, social et environnemental (CESE) et du Haut Conseil des collectivités territoriales (HCCT) est un avertissement que le CCJS ne peut pas ignorer.
Ces deux institutions consultatives, dont le budget annuel global était estimé à environ 15 milliards de francs CFA, ont été supprimées le 14 décembre 2024 par la 15e Législature, par 134 voix pour et 8 contre. Elles figuraient parmi les promesses de campagne du président Bassirou Diomaye Faye, justifiées par leur coût et leur manque d’efficacité. Ce qui est frappant, ce n’est pas la décision politique mais c’est l’absence quasi totale de résistance sociale. Aucune mobilisation citoyenne notable, aucun mouvement de défense. Des institutions constitutionnelles ont disparu dans le silence.
Pourquoi ? Parce que leurs avis n’étaient pas publics. Parce que les citoyens ne savaient pas ce qu’elles produisaient. Parce que personne ne pouvait mesurer si leurs recommandations avaient influencé une quelconque décision. Une institution consultative invisible pour les citoyens est une institution sans défenseurs et donc lorsqu’on a fait de leur suppression une demande sociale, il n’y avait personne pour dire le contraire.
La finalité de la consultation n’est pas le problème en soi. Beaucoup d’institutions influentes sont consultatives. Le Conseil d’État en France, le Conseil économique et social européen ou encore de nombreux organes de gouvernance internationale fonctionnent sur ce modèle et pèsent réellement. Ce qui fait la différence, ce n’est pas le pouvoir de décision, c’est la visibilité publique des avis et l’obligation morale de réponse. Un avis ignoré en silence ne laisse pas de trace. Un avis ignoré publiquement devient un argument politique pour la société civile et les médias.
La robustesse du Conseil consultatif des Jeunes du Sénégal ne se mesurera donc pas à son architecture juridique mais à sa capacité à rendre ses travaux lisibles, accessibles et utilisables par les citoyens. Si ses recommandations finissent sur une étagère administrative, il connaîtra le même sort que ses prédécesseurs. Il n’y aura personne pour le défendre. Qui avez-vous entendu aujourd’hui défendre le Conseil national de la Jeunesse du Sénégal ?
Les mouvements de jeunesse, relais ou spectateurs ?
Une dimension que le décret n’aborde pas suffisamment est celle de l’écosystème autour du Conseil consultatif des Jeunes du Sénégal. Les 17 000 associations autour du Conseil national de la Jeunesse du Sénégal ne disparaitront pas avec cette réforme. Elles existent, elles sont présentes dans toutes les collectivités territoriales, elles ont des réseaux, une mémoire et une énergie militante. La question est de savoir comment ces mouvements pourront utiliser le Conseil consultatif pour enrichir ses analyses, proposer des sujets à son agenda et amplifier ses recommandations.
Le décret prévoit structurellement un canal. Les 14 conseillers représentant les organisations nationales de jeunesse sont précisément l’interface entre la base associative et l’institution. Mais le décret ne dit pas comment cette relation fonctionnera concrètement. Est-ce que les organisations membres pourront soumettre des sujets en amont des sessions ? Est-ce que les avis du Conseil consultatif seront systématiquement partagés avec les réseaux de base pour être relayés et commentés ? Est-ce que les conseillers organiseront des restitutions territoriales après chaque session ?
Ces questions ne sont pas secondaires. Elles conditionneront si le Conseil consultatif sera un organe qui parle au nom des jeunes depuis Dakar, ou un organe qui parle avec les jeunes depuis le terrain. La différence entre les deux, c’est la différence entre une institution et un mouvement.
Les associations sportives et culturelles, les mouvements éducatifs, les organisations de pairs dans les quartiers et les villages sont le tissu vivant de la jeunesse sénégalaise. Si le Conseil consultatif sait et se donne les moyens de les écouter, les associer à ses réflexions et amplifier leurs propositions, il deviendra un vrai traducteur des aspirations de la base. Sinon, il reproduira, avec un habillage plus moderne, l’isolement qui a fini par vider le Conseil national de sa substance.
Ce que juin 2026 va révéler
Le Conseil consultatif des Jeunes du Sénégal ne résoudra pas seul les fractures que nous avons documentées lors de la Semaine nationale de la jeunesse 2026 : une génération majoritaire, sous-employée, dont 74 % aspirent à l’entrepreneuriat mais dont six sur dix envisagent l’émigration. Ce n’est pas sa mission. Mais il peut être l’instrument par lequel la voix des jeunes cesse d’être un supplément d’âme dans les discours officiels pour devenir un input réel dans la fabrique des politiques publiques.
Pour cela, trois conditions devront être visibles dès juin 2026.
- La transparence du processus électoral : les 47 conseillers doivent être élus, pas désignés par des réseaux politiques qui recycleraient les pratiques du CNJS sous une nouvelle étiquette.
- L’indépendance du premier agenda : les premiers sujets soumis au CCJS indiqueront immédiatement si l’instance est traitée comme un partenaire ou comme un faire-valoir.
- Et la publicité des avis : si les recommandations du Conseil sont publiées et si le gouvernement est tenu d’y répondre, même sans obligation légale, la pression citoyenne fera le reste.
La création du CCJS n’est pas, en soi, une rupture. C’est un cadre. Un cadre peut être habité avec ambition ou occupé avec résignation. La question que le Divan Citoyen pose, et continuera de poser, n’est pas de savoir si l’outil est parfait. La question est de savoir si la jeunesse sénégalaise s’en saisira pour que ce cadre devienne, par la force des idées et la rigueur des avis, un levier réel de transformation.
Juin 2026 sera le premier test et nous y serons In Sha Allah.
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7 COMMENTAIRES
Excellent, merci pour cet article. Je voyais beaucoup d’affiches de jeunes sur les réseaux sociaux présentant leurs candidatures, mais je ne comprenais pas vraiment de quoi il s’agissait. Maintenant, tout est beaucoup plus clair.
Bonjour,
Effectivement, le Ministre de la Jeunesse et des Sports Mme Khady Diène Gaye a signé l’arrêté portant création du Comité national d’organisation des élections (CNOE – CCJS), ouvrant le processus de dépôt des candidatures.
bonjour Madame le Ministre de la jeunesse et de sports du Sénégal Mme Khady Diène Gaye je suis très fière de votre soutien et décentralisée vos activités jusqu’au niveau local commune .la CCJS c’est une chose qui n’est pas connu au niveau du territoire national maintenant les jeunes s’intéresse du programme.Ici nous avons commencé avec les CME et le CCJS avec la collaboration du CONAFE/ l’UNICEF.IL y a eu la mise en place d’un réseau de partage avec les enfants et jeunes dans 77 Communes du Sénégal. Nous souhaitons bien participer dans les activités administratives avec l’accompagnement de Mme le ministre.
Bonjour Ali,
Mme le ministre ou ses collaborateurs entendront et prendre certainement en compte cet appel.
Chers membres du Conseil des Jeunes du Sénégal,
La science est une lumière qui éclaire l’avenir. Dans un monde en constante évolution, la jeunesse sénégalaise a le pouvoir de transformer notre nation grâce à la connaissance, à l’innovation et à la recherche.
Chaque découverte commence par une question. Chaque progrès naît de la curiosité. C’est pourquoi il est essentiel que les jeunes s’intéressent aux sciences, aux technologies, à l’environnement, à la santé et au numérique. Le Sénégal a besoin de jeunes capables d’inventer des solutions locales pour relever les défis de demain : changement climatique, agriculture durable, santé publique, énergie propre et éducation moderne.
N’ayez pas peur d’expérimenter, d’échouer, puis de recommencer. Les plus grandes réussites scientifiques sortent nées de la persévérance. Formez-vous, collaborez, créez et osez rêver grand.
Le futur du Sénégal ne se construit pas seulement dans les discours, mais aussi dans les laboratoires, les écoles, les universités, les ateliers et les centres d’innovation.
Makhtar Diouf étudiant en licence 3 ingénierie des relations internationales à l’Université Alioune Diop de bambey
Tél 770700071
Merci Makhtar pour ce message. Nul doute qu’il sera entendu.
Le chômage des jeunes au Sénégal n’est pas une fatalité, mais le résultat d’une trajectoire économique et éducative qui n’a pas encore opéré sa transformation. Les politiques actuelles, bien qu’ambitieuses dans leur intention, souffrent de fragmentation, de sous-financement et d’inadéquation aux besoins réels des jeunes les plus vulnérables. Une politique d’emploi vraiment transformatrice suppose une réforme profonde du système éducatif, un appui vigoureux à l’entrepreneuriat, la valorisation des secteurs à fort potentiel d’emploi et, surtout, une gouvernance coordonnée et évaluée. L’exploitation des ressources pétrolières et gazières, si elle est orientée vers le développement du capital humain, peut offrir au Sénégal l’opportunité unique de transformer son dividende démographique en moteur de croissance inclusive.