[81]. Comment retrouver un enfant égaré ?

 [81]. Comment retrouver un enfant égaré ?

fJe voudrais partager avec vous l’histoire vécue d‘un enfant égaré. Je n’utiliserais pas l’expression « perdu » parce qu‘effectivement on est dans le contexte d’un éloignement temporaire. Je ne parlerais pas de disparition également. Un disparu est celui dont on n’a plus de nouvelles et les les circonstances peuvent faire croire à sa mort sans que le corps ne soit retrouvé. 

La fille était âgée de 5 ans et venait juste d’arriver dans le quartier. Son âge et son manque de repères ont certainement facilité son égarement même si elle avait déjà fait ce trajet. Sa mère l’avait en effet envoyé acheter un produit à la boutique située à une pâe de maisons de la nôtre. Passé le moment où elle devait revenir, sa maman a commencé à s’inquiéter et est partie à sa recherche. 

On ne l’a retrouva pas au niveau de la boutique où elle était sensée être, ni aux premières ruelles du quartier. C’était un samedi matin et on organisa la battue en prenant en compte le fait que la petite n’a pu aller si loin. Et en ces situations, des questions reviennent souvent lorsque vous interrogez le voisinage: comment est-elle habillée? Sait-elle parler? etc.

Se concentrer sur une réflexion utile et rester positif

Lorsque vous vous trouvez dans ces situations, une multitude de choses vous passent par la tête, en même temps. Vous vous demandez comment cela a pu arriver, vous vous culpabilisez (pourquoi je l’ai envoyé), vous craignez pour sa sécurité, etc. Ce sont en réalité des attitudes inutiles, déstabilisatrices et n’apportent rien comme solution. Il est qu’on ne peut l’éviter mais il faut passer rapidement à autre chose. 

Ces premiers moments sont cruciaux dans l’évolution de la situation. Dans la majorité des cas, on a la chance de retrouver une personne qui l’a croisé à l’instant et qui t’oriente efficacement. Certaines personnes « gardent » les enfants égarés en les faisant s’asseoir auprès d’elles, en attendant qu’on vienne les récupérer. Je continue à croire que c’est une bonne pratique de notre société, quoique… 

Si on ne retrouve pas l’enfant après une heure de recherche environ, il faut avertir le voisinage immédiat. Pensez donc à contacter l’imam du quartier parce que le bruit des hauts parleurs en dehors des heures de prières attire encore plus l’attention. N’oubliez pas d’informer le chef de quartier qui est l’autorité administrative de la localité. Dans ce cas-ci, l’annonce a eu lieu mais on su plus tard que l’enfant était déjà loin

Il est important de se renseigner auprès de personnes qu’il peut potentiellement rencontrer ou dépasser. A différentes heures de la journée, les vendeurs et les gardiens sont dehors et peuvent percevoir les signes de détresse chez un enfant. C’est vrai que s’il ne pleure pas ni n’a de comportements particuliers, il peut ne pas attirer l’attention mais avec ceux-là, il y’ a toujours une chance. 

Maintenant, le sénégalais éprouve de la gêne à dire non.

Tout dans la marmite, seul compte le résultat

Si malgré ces premières mesures, l’enfant n’est pas retrouvé, pensez à faire un communiqué à la radio. Zik FM, Walf ou RFM enregistrent une large écoute à ces heures pour 1000 F CFA, n’hésitez pas. J’ai également noté que Facebook était utilisé pour annoncer la disparition des enfants. Je ne mesure pas totalement la portée de ces posts mais je suppose que cela est utile.

Vous pouvez à toutes fins utiles contacter les services de la police ou de la gendarmerie; Sur place, mention de votre déclaration est faite dans la main courante et un numéro d’inscription vous est remis. Sans délai, les éléments de la police ou de la gendarmerie sont informés en vue de le rechercher. Le résultat est plutôt satisfaisant.

J’ai également remarqué d’autres procédés qui n’ont rien de rationnels mais qui valent ce qu’ils valent. On a conseillé à la bonne dame de prendre le dernier habit porté par l’enfant pour tayko ak indé. Certains conseillerons de verser de l’eau sur le pas de la porte ou d’amener un de ses habits chez le marabout ou le voyant. 

Et cela a payé. Le numéro fourni pour le communiqué a sonné une demi heure environ. Au bout du fil, un boutiquier qui lui a proposé de s’asseoir en attendant que quelqu’un vienne la récupérer. Il lui a offert un paquet de bonbon et de la boisson. On pouvait à partir de ce moment nous occuper du déjeuner qui attendait. 

La rédaction

redaction@divancitoyen.com

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