[7]. Ma part de l’héritage Mandela

 [7]. Ma part de l’héritage Mandela

Nelson Mandela a été une personnalité unique en son genre. De l’école d’où l’on nous demandait de soutenir la lutte contre l’apartheid jusqu’à sa mort, il est resté digne. Il a fait de l’Afrique du Sud une nation arc-en-ciel mobilisée autour de l’essentiel. Sa vie a été utile.

J’ai été profondément ému en apprenant la mort de Monsieur Nelson Mandela. C’est la deuxième fois que je passe les 2/3 de ma nuit devant la télé. La première a eu lieu lors de l’élection historique de Barack Obama aux États-Unis.

Monsieur Mandela pour ceux qui ne le connaissent pas encore fut un ancien président de la république sud africaine. J’ai respecté profondément cet homme et me suis longtemps refusé à toute familiarité à son égard. Je présente toutes mes condoléances à ceux/celles qui se sont sentis proches de lui.

Mon premier « contact » avec Monsieur Mandela remonte à mes années d’études élémentaires. J’ai encore en mémoire ce bout de carton, payé à 100 F CFA sur lequel était écrit « l’Apartheid est un crime contre l’humanité ». J’ignorais pour qui et pourquoi je devais contribuer mais ces mots avaient fait effet. Et les expressions étaient lourds pour mon esprit de l’époque : Apartheid! Crime contre l’humanité!

Je retenais de son visage la raie traversant ses touffus cheveux et c’est plus tard que j’ai d’autres informations. Elles faisaient état de son emprisonnement à Robben Islands, passant ses jours à casser de la pierre. J’ai ensuite compris qu’il se battait pour que les noirs aient accès à plus de droits et à la reconnaissance de plus de dignité.

De la prison au palais

Ce combat ne me semblait pas si particulier parce que de grands noms, Martin Luther King et Malcom X étaient engagés dans cette lutte. C’est finalement sa décision de rester en prison tant qu’il n’y aurait pas d’égalité entre les races qui a fait la différence. Il se battait pour une Afrique du Sud arc-en-ciel, un pays dans lequel les noirs et les blancs s’entendraient autour de l’essentiel.

L’autre trait caractéristique relevait de son endurance avec un séjour carcéral de vingt sept années. Plus encore, ce sera sa capacité à transcender les contraintes mineures pour se concentrer sur l’essentiel. Il lui fallait par conséquent se hisser à la hauteur d’un peuple dont une partie a souffert et une autre peur des représailles. Mandela a su parler aux uns et aux autres malgré que son nom traditionnel ait été Kholi Chaha (fauteur de trouble).

C’est peut être cela qui a fait qu’il soit devenu une icône du monde moderne. Il a fait gagner une coupe de monde de rugby et une coupe d’Afrique de football à son pays.

Jéege rek téexe

J’avais remarqué qu’il fallait se faire photographier à ses côtés pour gagner en côte de popularité. Tout le monde y est passé : célébrités du cinéma, de la musique, chefs d’Etats et de gouvernement. La célébrité n’était pas nouveau dans ce pays de Johnny Clegg qui avait vendu plus de disques que Michael Jackson. C’était cette musique rythmique de Asimbonanga (nous ne l’avons pas vu).

Mais jusqu’à son dernier souffle, Mandela a su jouer le jeu avec courtoisie. Il a fait faux bon aux médias qui avaient fini d’installer leurs matériels et confirmé avec leurs invités.  Mandela s’est joué des organisations qui avaient fini de peaufiner leurs communiqués de presse. Il est finalement parti loin des regards et oreilles indiscrets. Paix à son âme.

Si une chose m’est resté au travers de la gorge dans sa vie, c’est sa séparation avec Winnie sa célèbre épouse. Bon les vies de couple c’est compliqué je sais. Borom lal mo guena kham maat yassa nek je sais cela aussi. La vie est ainsi même s’ils ont su et pu affronter ce qui m’a semblé être « le plus dur ».

Alaaji Abdulaay

Blogueur citoyen

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