[157]. Etre journaliste nécessite d’être libre

 [157].  Etre journaliste nécessite d’être libre

wambedmi, oser la citoyenneté

Samba Dialimpa Badji est un journaliste sénégalais diplômé du Centre d’Etudes des Sciences et Techniques de l’Information (CESTI) de Dakar. il a rejoint Africa Check comme Rédacteur en chef adjoint pour l’Afrique francophone en juillet 2016, .

Avant de rejoindre Africa Check, il a été pendant plus de 4 ans Rédacteur en Chef Adjoint du service en Français de la BBC, et Rédacteur en Chef pendant près de 4 ans de la radio privée sénégalaise Océan FM. Il a auparavant travaillé pour d’autres médias comme la radio Walfadjri, le quotidien Le Matin et RFI.

Quelle est votre métier/profession ?

Je pratique le métier de journaliste.

Qu’est-ce qui vous plait dans l’exercice de ce métier ? Qu’est-ce qui vous donne au quotidien l’envie d’exercer ce métier ?

C’est d’abord le sentiment de liberté qui accompagne la pratique de ce métier. C’est à mon avis un métier qu’on a du mal à faire correctement quand on n’est pas libre. J’aime aussi particulièrement tout le processus qui contribue à donner vie à une information diffusable. Tout le processus de collecte jusqu’à la diffusion en passant par l’étape indispensable de traitement, qui sous entend une vérification rigoureuse.

C’est aussi dans lequel on continue à apprendre. Tout sujet que l’on traite est une nouvelle leçon de journalisme. On est donc obligé d’être à jour à tout moment, d’apprendre de nouvelles techniques et de nouvelles pratiques. J’ai eu, par exemple, l’opportunité il y’a quelques années d’avoir travaillé en radio avec des bandes. Aujourd’hui, je le fais juste avec un ordinateur ou un smartphone. Dans ce métier donc, on découvre tout le temps de nouvelles choses.

Quel est le cursus (la formation académique ou séjour professionnel) pour exercer votre métier ?

Ce qui est génial avec le journalisme, c’est que c’est un métier très ouvert. On peut avoir un doctorat en physique quantique et aller faire du journalisme. Cela veut dire qu’on n’est pas obligé de faire une école de journalisme pour être journaliste, ni pour être un bon journaliste. Cela dit, de plus en plus de journalistes sortent des écoles de journalisme, puisque la pratique est devenue un métier codifié et l’idéal est de l’apprendre dans une école.

Une école comme le CESTI, où j’ai été formé, est une école de référence en Afrique francophone, d’autant que c’est un centre universitaire. C’est une école où l’on entre, sur concours, au niveau BAC ou licence, pour une formation de 3 ans (2 pour ceux qui sont entrés avec le niveau licence). Toutefois beaucoup de journalistes ont appris le métier en intégrant directement des rédactions. On dit alors qu’ils sont formés sur le tas.

Est-ce le métier dont vous rêviez étant jeune ou c’est plus tard que vous l’avez embrassé ?

Tout petit, je voulais devenir enseignant comme mon père. C’est en classe de 3e que je me suis vraiment dit que je voulais devenir journaliste. J’avais un oncle qui était abonné à Jeune Afrique et chaque fois que j’étais chez lui, je prenais tous les numéros que je lisais et cela m’a donné envie d’être un jour celui qui écrira des histoires comme celles que je lisais. J’ai fini par me spécialiser en radio et non en presse écrite.

Quel est le métier que vous recommanderiez à votre enfant ? Pourquoi ?

Je crois que je ne vais pas recommander de métier à mon enfant. Il est important de laisser les enfants s’épanouir, découvrir le monde et choisir eux-mêmes leur voie.

Quel est le métier que vous souhaiteriez qu’on vous présente ?

Le métier d’avocat.

La rédaction

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