Comme tout ce qui se passe dans le Mbed nous intéresse, parlons de l’occupation de la voie publique. Des images au quotidien nous donnent une idée de la manière dont l’inacceptable peut être érigée en règle de comportement. Salaw!
Faisons l’impasse sur l’appartenance politique de ceux/celles-là qui ont l’habitude de « supporter leurs candidats ». Arrêtons-nous juste un moment sur le lieu ayant servi de cadre à la manifestation. C’est je crois notre Mbed national, un lieu qui nous est commun. Faudrait d’ailleurs qu’on revienne vous et moi sur la signification qu’on donne de la chose commune.
Ces troubles réglementés
Mais comme vous le constatez, des exemples d’occupations anarchiques de la rue publique font foison et chaque événement est un prétexte pour « barrer » la route. Et pour ne rien arranger, des télés commencent à institutionnaliser le sabar de mi-nuit. D’ailleurs de nos nuits, tout s’y bouscule : thiant, ganalé, gamou, tanebeer
Deux choses me chagrinent. Primo, nous n’avons pas le 911 comme les yankees. Et puis sakh, ne vous y aventurez pas si vous ne désirez pas être traité de toubab, « ki xamoul bopam way, lii nga xamné béne yone rek la si ate bi. Yomb na mougn« ; sauf que chaque évènement se déroulant une fois et chaque jour son évènement, la boucle est rapidement bouclé.
Si vous êtes chanceux et sociable, ben vous êtes invité à la manifestation sinon le bruit et le brouhaha se chargeront de vous informer. Qu’importe, secundo, que vous soyez malade, que vous jouiez votre avenir ou votre carrière le lendemain, on vous prendra la mi-nuit. Peut être nak vous pourrez tirer profit si barké beuss bi, niane yi dale la.
Et puis d’ailleurs pourquoi se plaindre puisqu’à l’Université même, chez les bons esprits, on y chante et on y danse.
Hors de portée de nos oreilles
Si sama khel bou gatt dé, je me disais que les autorités étaient élus et/ou nommés pour réguler et régler l’espace public. Peut être qu’elles ne sont pas au courant de tout ce que je raconte là.
Mais le plus important à mon avis, c’est le geste individuel. Il se pourrait que les choses évoluent positivement si chacun de nous se sent concerné par la quiétude de son voisin.


